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Chez plusieurs espèces, les petits ont un plumage sensiblement proche du plumage discret de la mère, afin de maintenir l’effet camouflage. Le merle n’échappe pas à la règle.

Le jeune merle a un bec plus fin, la base des commissures est encore visible et le bec est orange uniquement à l’intérieur, ainsi qu’un plumage clairsemé de brun “caramel”  sur une bonne partie du plumage.

Tandis que la mère a le dessous plus clair, le bec plus épais et orangé, la base des commissures est cachée par les plumes du visage.

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Oeufs

Les oeufs de merle sont facilement reconnaissables à leur couleur bleutée et leurs tâches brunes. Ils sont un peu plus petits qu'une cerise.

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14J - Oisillon plumé

Entre 12j et 14j les oisillons commencent à quitter le nid. On les différencie des adultes par leurs rectrices (plumes de queue) très courtes (les rectrices sont les dernières à finir leur croissance) et la commissure du bec jaune est plus visible.

A ce stade le poussin reste sur une branche ou au sol et attend que les parents viennent le nourrir.

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4j - Oisillon nu

A cet âge, les oisillons sont systématiquement au nid couvés de temps à autre par la mère.

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21J - Oisillon "adolescent"

A ce stade, le jeune merle a suffisamment développé ses plumes pour voler et fuir ses prédateurs, mais aussi suivre ses parents (car encore nourri). Cela lui permet également de mieux observer ces derniers lors de la recherche de nourriture.

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8J - Oisillon en duvet

Plus qu'un duvet, les plumes commencent à sortir des fourreaux (tube protecteur lors de la croissance de la plume). Le brun caramel est déjà visible sur le peu de plumes déjà sorties. A ce stade les poussins doivent être encore au nid.

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Adulte

Chez le merle il y a un dimorphisme sexuel (différence physique selon le sexe). 

Le mâle est noir avec le bec entièrement orange vif.

La femelle plus discrète est marron terne avec le bec orangé, mais moins vif que le mâle.

 

Blessure :


Stade 1 à 3 :

les blessures sont généralement causées par une prédation chat. Bien souvent les crocs peuvent percer la peau et atteindre les sacs aériens (zone stérile sous la peau) et l’oiseau est vite infecté par les différents germes présents sur les crocs des chats. En moyenne 24 à 48h après la prédation, s’il y a infection, l’oiseau ne survit pas…  Mais il peut y avoir aussi des blessures plus lourdes : plaie, perforation, fracture, etc.

Stade 4 et 5 :

en plus des prédations par le chat, il arrive que les merles se cognent contre les vitres, véhicules, causant traumatismes crâniens, fractures ou luxations de l’aile, mais aussi diverses blessures dues à des déchets comme les fils de sacs poubelles, les produits collants (piège anti-souris), etc.

Hypothermie :


Stade 1 et 2 :

à ce stade ils ne sont pas encore tout à fait autonomes au niveau de la température, ils ont besoin de proximité et d’être couvés.

Stade 3 :

tant qu’il est nourri, il a suffisamment de calories pour pouvoir se réchauffer et son plumage le protège suffisamment.

Stade 4 et 5 :

ils peuvent réguler leur température. Mais suite à une blessure ou traumatisme, ils peuvent entrer en hypothermie, ce qui est souvent visible par un plumage gonflé et une attitude apathique.

1ers gestes :

Pour tous les stades :

Il faut installer le ou les oiseaux dans une boîte au calme et au chaud et ne donner ni eau ni nourriture avant d’avoir contacté un centre de sauvegarde. En effet, nourrir un oiseau froid est le vouer à une mort certaine. Pour les stades 4 et 5 c’est un stress supplémentaire, et ne sachant pas si des organes internes dont le système digestif ont été touchés,  il vaut mieux éviter de le faire travailler au risque d’aggraver la situation.

Pour le stade 1 et 2 créez un petit nid dans un tissu (qui ne s’effiloche pas !) puis installez des bouillottes dessous.

Dans le cas où les oisillons du stade 1 à 3 ne sont pas blessés, il faut impérativement tenter de les replacer auprès de leurs parents...

 

Un peu comme notre adolescence, la fin de croissance d’un oisillon est une étape cruciale dans son émancipation et pour sa survie à long terme. Avant que les plumes ne finissent de pousser, l’oiseau intrépide se jette hors du nid pour découvrir ce nouveau monde. Pas de stress donc, car les parents restent et veillent à sa bonne éducation : reconnaissance des prédateurs, recherche de nourriture, défense du territoire, tout y passe !  C’est pourquoi il est important de ne pas ramasser ces animaux si ce n’est pas nécessaire, car jamais l’homme ne pourra remplacer la nature et l’éducation parentale.  

Pour un maximum de chances de survie à long terme, il est préférable que l’oiseau grandisse avec ses congénères ! Et cela évite aux centres de soins les prises en charge inutiles…

Légende : dès la premières partie de la vidéo on voit la mère nourrir le petit en cherchant la nourriture devant lui, puis dans la dernière partie on voit le père faire de même ainsi que les deux petits qui imite l'action en farfouillant dans l'herbe.

 

Stade 1 et 2 : à cet âge-là les oisillons doivent être replacés dans le nid ! Odeur humaine ? Aucun souci : les oiseaux ne sont pas sensibles à ça.

Si vous l’avez trouvé dans votre jardin, à priori le nid n’est pas loin. Nichant généralement dans des arbustes mais aussi dans le lierre et la vigne, il n’est pas impossible de le trouver dans des infrastructures humaines. Le nid peut se trouver à une hauteur comprise entre 1 à 10m, mais la plupart du temps le nid se trouve à hauteur d’homme ou à peine plus.

Si vous ne le trouvez pas, installez l’oisillon au chaud (Cf :1er geste, étape 2) puis surveillez les allées et venues de merles adultes, notamment celui du mâle pour localiser le nid. Si aucun nid n’est trouvé, il faut alors contacter le centre de sauvegarde le plus proche.


Stade 3 : il s’agit du stade que l'on trouve le plus souvent. En effet, étant donné que les jeunes sortent du nid entre  12 et 14 jours pas ou peu volant, ils sont des proies faciles ! Autant nous militons pour ne pas intervenir en cas de danger dit naturel (pie, épervier, renard, etc.) autant la prédation du chat domestique, qui n’est pas une cause naturelle (étant lié à l’homme, il s’agit d’une cause anthropique), représente le principal danger pour le petit merlichon !

Comme l’oiseau doit impérativement grandir auprès de ses parents, voici différentes techniques possibles pour le laisser sur place tout en le protégeant des prédateurs domestiques : 

La caisse à chat :


Installez dans le fond un tissu clair (tissu qui ne s’effiloche pas !) ou plusieurs couches d’essuie-tout (important pour la suite !).

Placez ensuite la caisse à chat à un endroit aussi bien abrité de la pluie que du soleil  (dans les deux cas deux serviettes épaisses claires/blanches sur la caisse permettent aussi bien de bloquer la pluie que de renvoyer les UV).

Il est possible de mettre la caisse un peu en hauteur sur une table ou dans un arbre à hauteur d’homme (attention toutefois à proposer un perchoir en face pour que les parents soit assez stables pour donner la nourriture).

Il suffit d’ouvrir la caisse environ 6-7 jours plus tard quand l’oisillon pourra voler et suivre ses parents.

Le carton et la cagette :

Prenez un carton avec des bords assez hauts (env 30-40cm) et mettez-le dans une cagette afin de solidifier le fond en cas de pluie ou de forte humidité. (hélas pour la photo nous n’avions pas de cagettes :D)
Installez dans le fond un tissu clair (tissu qui ne s’effiloche pas !) ou plusieurs couche d’essuie-tout (important pour la suite !), trouvez une corde ou cordelette pour en couper deux bandes et percez 4 trous en rectangle sur une face.
En passant par l’intérieur placez une bande sur les deux trous du bas, puis l’autre sur les deux trous du haut.
En l’absence de branches, vous pouvez ainsi accrocher le carton à bonne hauteur sur un arbre (ou tout autre structure).

L’avantage de cette technique est qu’il n’y a pas besoin d’ouvrir la cage/cage : l’oisillon pourra sortir dès qu’il sera suffisamment grand et musclé pour voler et suivre ses parents.

Cage :


Selon la cage la technique n’est pas la même.

Si vous avez une
petite cage avec des barreaux étroits type souris/hamster/canaris, le mieux est de  laisser ouvertes les portes sur le dessus ou celles le plus en hauteur.
Tapissez le fond le d’essuie-tout ou de tissu clair. Installez la cage sur un rebord de fenêtre ou accroché à un arbre par une cordelette (vous pouvez vous servir d’une branche pour stabiliser le tout). Là aussi l’avantage de laisser la porte ouverte est que l’oisillon sortira quand il sera assez grand pour voler.

Si  vous avez une cage à grand barreau type lapin/cochon d’Inde. Dans ce cas il faut de préférence utiliser uniquement le dessus de cage et pas le fond afin que l’oisillon soit à la même hauteur que ses parents.
L’écartement des barreaux permettra aux parents de nourrir à travers.

Il faudra ouvrir la cage 7 à 10 jours plus tard afin qu’il puisse suivre ses parents.

 

Là aussi déposez un tissu blanc ou un fond plat clair, nous vous détaillerons l’importance de cette étape dans le  chapitre suivant.

 

Dans les explications précédentes, nous insistions bien sur le placement d’un fond de cage clair (tissu ou essuie-tout). C’est donc maintenant que tout cela a son importance, car cela vous permettra de voir si l’oiseau produit bien des fientes, et donc s’il est bien pris en charge par les parents. 

Un fois la caisse installée, il est très important de s’éloigner et de ne pas rester à côté du jeune : les parents pourraient ne pas venir par crainte de votre présence. Repassez une demi-journée plus tard pour voir si des selles sont présentes. 

Si vous voyez sur la surface des fientes brunes et blanches (voir photographies), c’est parfait ! L’oisillon a reçu de la nourriture ! Dans ce cas-là, en fonction de la technique choisie, il ne faut plus déranger la petite famille et laisser les choses suivre leur cours. 

Par contre, si vous ne voyez que des selles blanches ou de couleur blanche et verte (photographie ci-dessous), alors les parents ne sont plus là. Il faut donc prendre en charge l’oisillon. Pour cela, mettez-le dans une caisse préalablement trouée et apportez-lui une source de chaleur comme une bouillotte ou une bouteille d’eau chaude enroulée dans un tissu. Ne le forcez pas à boire ou à manger, et ne mettez pas d’eau directement dans le bec au risque que le liquide passe dans les voies respiratoires. Contactez ensuite le centre le plus proche de chez vous : https://www.w-r-u.org/liste-des-centres. 

Si jamais vous avez fait le test en fin de journée, rentrez-le au chaud pour la nuit et retentez un placement le lendemain matin.

La technique proposée a fonctionné à merveille ? N’hésitez pas à nous envoyer une vidéo ou photographie de votre installation et/ou de la visite des parents sur notre page facebook WRU – Wildlife Rescue Union (https://www.facebook.com/WildlifeRescueUnion/). Celles-ci seront utiles pour nos études et conseils personnalisés. Merci !

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